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Moïse Charas, apothicaire du XVIIème (2020)

28,7x36,6x1,2 in ~ Peinture, Acrylique


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Après des études classiques, puis des études d'apothicaire, il ouvre une officine à Orange, qu'il quitte pour venir à Paris vers 1646.
En 1667, il réalise la première fabrication publique de la thériaque, contrepoison très en vogue au xviie siècle. Il publie l'année suivante la Thériaque d'Andromachus, connue aussi sous le titre Histoire naturelle des animaux, des plantes et des minéraux qui entrent dans la composition de la thériaque d'Andromachus, dispensée et achevée publiquement à Paris.
En 1672, Antoine d'Aquin, intendant du Jardin du roi, le recrute pour le poste de sous-démonstrateur de chimie pour le jardin en remplacement de Christophe Glaser.
Sur les conseils d'Aquin, il fait paraître en 1676, une Pharmacopée royale galénique et chimique. Elle connaît un grand succès et est traduite dans de très nombreuses langues, dont le chinois.

En 1680, suite aux débuts de la persécution qui frappe les protestants, Charas doit quitter la France. Il séjourne deux ou trois ans en Grande-Bretagne, où il obtient un titre de docteur en médecine, avant de gagner les Pays-Bas en 1683. De là, il part en Espagne où il exerce à Madrid. Il est dénoncé à l'Inquisition en 1686, mais il est sauvé de l'expulsion par son protecteur, le diplomate hollandais. Il part alors en Galice, où il est à nouveau dénoncé en 1688 et arrêté. Il finit, après de nombreux interrogatoires, par se convertir au catholicisme et il est libéré en 1689.

Il revient alors en Hollande, puis en France en 1691, où il devient membre de l'Académie des sciences en 1692.

Sa pratique est encore empreinte du poids des connaissances du Moyen Âge et d'un peu d'alchimie. Il se spécialise notamment sur les vipères. Outre leur utilisation dans la préparation de la thériaque, on considérait à son époque que la chair de ces animaux était le meilleur antidote aux envenimations causées par cette espèce ou par d'autres. L'ignorance autour de leur biologie en faisait de véritables panacées. Charas publie en 1669 les Nouvelles expériences sur la vipère, les effets de son venin, et les remèdes exquis que les artistes peuvent tirer du corps de cet animal où il étudie son anatomie, sa reproduction et ses mœurs et, même s'il continue à propager certaines croyances erronées, il établit notamment une meilleure connaissance de leurs vertus thérapeutiques. Charas fut d'ailleurs en opposition avec Francesco Redi au sujet de la formation du venin, Charas affirmant que la salive de l'animal devenait toxique seulement si celui-ci était en colère, tandis que Redi pensait qu'elle était constamment toxique.

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